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Le fantastique 4°

Rencontre au Manoir

Par REMI SECCHI, publié le lundi 11 décembre 2017 14:35 - Mis à jour le lundi 15 janvier 2018 15:58

Mes parents étaient morts un mois auparavant et pourtant cela m'avais semblé une éternité . J'étais donc orpheline et, depuis leur décès, ma tante s'occupait de moi, à mon plus grand regret. Ma tante Christine, ne m'aimait pas, et moi non plus, au moins cela nous faisait un point commun !

Un jour, n'en pouvant plus de moi, elle décida de m'envoyer dans un orphelinat.

Le 21 juin 2001, j'entendis le bruissement des pneus sur les gravillons. Je pris ma valise et descendis les escaliers. J'arrivais devant la porte, l'ouvrit et je partis sans dire un mot.

La voiture qui m'attendait était un taxi noir et jaune. L'homme qui le conduisait était très élégant, il m'ouvrit la porte et j'entrais. Quand je fus installée, il me demanda ma destination. Je lui répondis que j'allais dans l'orphelinat "Le terrier". Il me regarda d'un air effrayé et il démarra.

Quand nous arrivâmes à destination, l'orphelinat ressemblait à un manoir hanté. Il était grand, effrayant, avec deux tours et une vieille porte en bois.

Je descendis du taxi, et,  à l'instant où je refermais la porte, le chauffeur partit à toute vitesse.

Je montais les marches et frappais à la porte. Un vieil homme m'ouvrit, il avait le regard noir, une énorme cicatrice lui traversait le cou. Il était pâle, on aurait dit un mort-vivant.

Il m'invita à entrer et me dit d'un air suspect :

-Qui es tu ? Comment t'appelles tu ? Que viens-tu faire ici ?

Je lui répondis :

-Je m'appelle Mailie Briand. Ma tante m'a envoyée dans cet orphelinat.

Il sortit un vieux carnet de sa poche et le feuilleta :

-Alors...alors...Mailie...Ah ! Mailie Briand, la voilà ! Chambre 666, veuillez me suivre.

Après avoir traversé un vaste et ténébreux hall, nous arrivâmes devant un grand escalier en bois. Il commença à gravir les marches et je le suivis, mais dès que je posai un pied sur l'une d'elles, elle craqua.

L'escalier était faiblement éclairé par des chandelles aux flammes vacillantes.

Quand nous arrivâmes au 6ème étage, il me conduisit à ma chambre. Le couloir était désert et sans un bruit.

Il me dit :

-Surtout n'oubliez pas que le petit déjeuner commence à partir de huit heures !

Une fois sa phrase terminée, il partit, me laissant seule avec ma valise .

Le lendemain, aux alentours de huit heures, je me levai pour aller prendre mon petit déjeuner dans la salle commune. Malheureusement, je devais emprunter les escaliers. 

Une fois arrivée dans le hall, une salle m'intrigua. Elle était sombre mais un grand fauteuil et plusieurs canapés trônaient au milieu de la salle. Je vis sur la porte un écriteau avec marqué "Salle de lecture".

Une délicieuse odeur de croissant me chatouilla les narines.

Arrivée devant la grande salle, je me dirigeai vers l'excellent festin. Je me servis et m'assis à une table éloignée. Il y avait très peu de pensionnaires. Le peu qu'il y avait paraissait très étrange même bizarre...

L'un d'eux s'approcha de moi pour me parler, mais avant cela il me dévisagea, puis il me dit :

-Alors comme ça c'est toi la nouvelle arrivante ? Qu'est ce que tu viens faire ici ? Pourquoi t'avons-nous enfermer ici ? 

J'étais inquiète, je ne comprenais pas pourquoi tout le monde voulait savoir la raison de ma venue ici ? Je me contentai de lui dire tout simplement que je n'avais pas eu le choix.

La personne en face de moi était un jeune adolescent qui devait avoir treize ou quatorze ans mais pas plus. Le jeune homme, déçu de ma réponse, s'en alla.

Étonné de sa réaction, je finis mon petit déjeuner, débarrassai la table et partis dans ma chambre chercher mon livre, pour aller ensuite dans la "Salle de lecture" que j'avais découverte un peu plus tôt.  

Je montais les escaliers jusqu'à ce que tout à coup, au fond du couloir dans lequel était  ma chambre, j'aperçus une fille avec deux nattes et une robe blanc cassée. Je la regardais et d'un seul coup, elle partit en courant, comme si je l'avais effrayée. Je me demandais si j'étais si bizarre que ça !

Une fois cet événement passé, je pris mon livre et allai à la "salle de lecture".

Je restais deux bonne heures à lire, jusqu'à ce que j'entendis le cloche qui signifiait le repas du midi.

Le soir, après avoir passé l'après midi dans le parc et dîné, je repartis à la "salle de lecture".

La nuit commençait à tomber, je remontais donc dans ma chambre, me mis en pyjama et me glissais dans mon lit . Des millions de choses me trottaient dans la tête, et en plus,  je n'avais aucune envie de dormir...

Alors je décidai d'aller lire en bas. Je m'assis sur le canapé,  ouvris mon roman, et me plongeai dedans  jusqu'à ce que tout à coup je sentie un souffle d'air glacé provenant de mon livre. Je le lâchai précipitamment et vis une armée d'enfants-fantômes de tous âges apparaître devant moi. J'étais effrayée, je ne sentais plus mon cœur battre! J'étais morte de peur! Les fantômes en question tournoyaient autour de moi, puis ils se dispersèrent un peu partout dans la pièce. Je ne savais pas ce qui se passait. Les fantômes se mirent à jouer et même me raconter avec des gestes la suite de l'histoire entre "Roméo et Juliette" ,le roman que j'étais en train de lire. Je me demandai si je n'étais pas devenu folle ou si mon heure était venue ! J'avais la tête qui tournait, je ne voyais plus rien et quelques instants plus tard je m'évanouis.

Je me réveillais au jour levant avec un mal de tête épouvantable , mon livre sur les genoux avec quelques pages abîmées et surtout, plus aucun fantôme...

Puis, j'entendis les pensionnaires descendre les escaliers pour aller prendre le petit déjeuner.